Le bilan et la mue du festival

Après un beau bilan 2017, le FIFDH va devenir en 2018 :

Rencontres Cinématographiques des Droits de l’Homme en Provence 

Projections publiques 2017 :
800 personnes

Des salles souvent pleines à Istres, Aix, Marseille, Gardanne, Salon.

Avec des films documentraires et quelques fictions sur des thèmes aussi divers que le combat  pour les droits en Iran et Israël-Palestine, l’exploitation sexuelle des enfants au Cambodge, les employées de maison au Mexique, le sort des migrants  en Italie, Allemagne et Norvège, le Festival international du film  a pu sensibiliser un public élargi sur les droits humains.

21 personnes, majoritairement bénévoles, ont été impliquées directement dans la préparation du Festival. Deux journalistes professionnels  ont animé les débats avec  des intervenants de grande qualité.

Séances scolaires :
1200 élèves, 15 établissements touchés

28 séances scolaires dans 15 établissements publics et privés, auprès de plus de 1200 collégiens et lycéens,  dans 5 villes du département.
6 films sur la thématique des migrants, le respect de la terre et des communautés indigènes, le racisme et la portée des armes aux USA.
Projections suivies  d’un débat avec les élèves, avec leurs professeurs et  des spécialistes de la question.

Philippe Faucon, parrain du Festival du Film des Droits de l’Homme en Provence 2017

 Philippe FAUCON,
 César 2016 du meilleur film français avec « Fatima »

 Il nous dit pourquoi il soutient notre festival.

Lorsque j’ai demandé à Fatima Elayoubi, pourquoi elle avait tenu ce journal qui a inspiré le film « Fatima », elle m’a répondu : « J’écris pour dire à la société que cette femme que tout le monde voit comme une immigrée ignorante, qui essuie la poussière chez les autres, voilà comment elle pense. »  Fatima connaît dans sa chair la blessure de la femme niée. (…)

C’est exactement ce qui apparaît dans cette sélection du Festival International du Film des droits de l’Homme en Provence : au plus près, ces films témoignent du drame des réfugiés et migrants dans leur fuite éperdue. Mais aussi ils donnent la parole à ceux qui les aident – comme ce pêcheur de Lampedusa – ou qui s’interrogent au sein d’une famille allemande. Ils livrent les témoignages de femmes de ménage au Mexique, nous font découvrir l’ingéniosité de paysans palestiniens devant les interdits de l’administration israélienne, pénètrent dans le huis clos d’un couple iranien en nous dévoilant la perversité répressive du régime, révèlent, à travers le regard d’une photographe européenne, le tourisme sexuel dont sont victimes les enfants du Cambodge…
Et nous montrent la vie qui continue de battre.

                                                                                               Philippe Faucon